#32 – Ana et l’Horoscope.

« Selon la psychothérapeute Jennifer Welwood, la colère naît généralement d’un sentiment de perte, d’une déception ou d’un chagrin. Nous compensons souvent l’impression de vulnérabilité que confère la tristesse par l’illusion de force qu’apporte la colère. »

Extrait de l’horoscope du Courrier International, Capricorne, semaine du 12 Avril.

J’aime l’horoscope. J’aime cet horoscope: bien loin du cliché « Santé: tout va pour le mieux. Argent: de petites difficultés sont à prévoir en fin de mois. Amour: et si vous osiez enfin aborder celui qui hante vos rêves ? », il invite à réfléchir. Non pas que je ne réfléchisse pas déjà bien assez sans cela. D’ailleurs, cet extrait fait écho à mes pensées.

« La colère naît généralement d’un sentiment de perte« . Je suis colérique, irritable, souvent désagréable en ce moment. C’est plus fort que moi, j’ai mal pour un rien, un détail, un mot, un froncement de sourcil. J’ai un ami qui trop souvent en fait les frais. « La colère naît généralement d’un sentiment de perte« . La fin d’année est proche et moi, je vois chaque séparation comme une mort, chaque absence comme un deuil. Bientôt, il me faudra partir, sans me retourner, et j’ai déjà mal. Je vais laisser derrière moi une année faite de rencontres inoubliables, une année intense. Mais je reverrais la plupart de ces rencontres (c’est d’ailleurs mon seul soulagement), sauf cet ami. Certaines routes ne sont faites que pour se croiser, un temps, puis se quitter pour sillonner d’autres paysages, inconnus, vers une destination non définie.

Alors je fais ce que je fais le mieux: je me rends détestable. Je me trouve détestable. Je justifie ainsi ce qui me fait du mal. Je sens cette fin déjà. Bien sûr, je lutte contre, et je respire profondément chaque instant de vie. Mais parfois je m’égare, le regard dans le vide, et j’y pense déjà. Et je m’en veux un peu. « La colère naît généralement d’un sentiment de perte ». Je m’en veux de gâcher, de ne pouvoir expliquer, d’avoir trop peu de temps et trop de choses à dire.

« Nous compensons souvent l’impression de vulnérabilité que confère la tristesse par l’illusion de force qu’apporte la colère ». Je me sais vulnérable: je souffre d’un coup qui n’est pas encore porté. Je sens la tristesse qui infuse sagement au creux de mes entrailles. Je sens déjà l’amertume des larmes, que je suis trop prompte à verser, et que je verserai. J’aime ma voiture, c’est déjà ça, je partirai, accompagnée de cette vieille amie qui me comprend sans doute: cette année va lui manquer aussi. Alors je m’énerve, je m’agace, je râle, j’ai des accès de rage, et bien trop de blocages. Et je donne illusion d’être encore debout.

Je dramatise – évidemment – je dramatise souvent.

Mais je sais, au fond, la raison de mes colères injustifiées.

« Les rencontres dans la vie sont comme le vent. Certaines vous effleurent juste la peau, d’autres vous renversent. » Il fait partie de ces rencontres qui renversent, et qui renversent en bien.

Trop peu de temps, trop de choses à dire. J’en dirai le maximum, le reste il le saura, il est bien assez perspicace pour comprendre ce que je ne dis pas. Alors une chose, un mot:

Merci. 

Pour m’avoir donné tellement pour avancer. Même si je doute, même si j’ai peur. Merci pour m’avoir donné tellement de force.

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Comme ça vous avez de quoi visualiser le support de mes délires

J’ai fait de belles rencontres cette année. C’est d’ailleurs tout ce que j’ai fait. Cinq belles rencontres surtout. Que l’on compte sur une main. Une par doigt. Je dédie le pouce à l’objet de cet article (non pas comme si tu étais un objet, hein, je sais que tu liras sans doute cet article un jour, et que tu t’y reconnaîtras) parce que mon pouce doit pas faire la taille de son petit doigt, et qu’il est 3h31 du matin (et que je profite d’un assoupissement de ta part pour me détourner un peu du mémoire que je suis en train de bosser) et que mes associations d’idées me font rire. L’index à une jolie personne, debout contre vents et marées, celle qui en apparence vacille le moins d’entre nous alors que son navire est tout aussi fragile. Le majeur à la plus jeune (et la plus grande) d’entre nous, l’adolescente, qui répète souvent Fuck, qui aura le temps de vieillir. L’annulaire – que, comme j’aurais souhaité éviter tout malentendu, je ne lui prête pas du tout – au plus sage d’entre nous, qui je l’espère trouvera la moitié qu’il mérite. Le petit doigt (auriculaire pff, c’est d’un moche) à la plus petite d’entre nous (tu me liras aussi, sache pour information que sans petit doigt de pied, on ne tient pas debout). J’ai oublié une sixième personne, tout aussi importante ! Tant mieux, après tout, je ne pourrais que dédier ma paume (qu’elle a d’ailleurs toujours chaude) à une personne si généreuse.

Promis, je ne transforme pas ce blog en ode à l’amitié. Non, pas promis en fait. « Les rencontres dans la vie sont comme le vent. Certaines vous effleurent juste la peau, d’autres vous renversent. »

 

Ana, With Love ~

 

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#31

Bonsoir, bonne nuit à ceux qui dorment encore, ou déjà.

 

J’écris le numéro dans le titre, sans titre pour une fois, parce que voilà, c’est le vide. J’écris donc 31, et je me rappelle que plus jeune, j’aimais dessiner des vêtements. Un jour, sur mes brouillons d’examens, j’avais griffonné des tas de vêtements. 31 au juste. Et je m’étais dit que si je créais un jour une marque de vêtements, je l’appellerais 31. En souvenir de ce premier gribouillis, et aussi comme dans « se mettre sur son 31 ». ça me plaisait bien. Puis le temps a passé, et ce brouillon de projet, comme tant d’autres, a fini à la poubelle.

Je ne dors pas, ce soir. Cette nuit. Je n’ai pas envie de dormir. Je n’ai plus ce courage, comme je n’ai plus le courage de me lever le matin. Et je sais que ce n’est qu’une boucle sans fin, donc je me débats pour l’enrayer, bêtement, ayant pourtant la certitude que c’est une vaine tentative. « En Septembre, t’étais plus dynamique ». Certes, je l’étais. J’ai passé un an en prépa, à dormir entre 4 et 5h par nuit, et à parvenir tout de même à sauter de mon lit dès que le réveil sonnait. Je n’y arrive plus.

Je n’arrive plus non plus à appréhender l’angoisse. La refréner, la calmer, l’enfouir, la mettre de côté. L’angoisse est là, insidieuse, et quand elle décide de s’imposer à moi, je m’effondre. Je pleure, et ne peux rien me répéter d’autre que « J’angoisse, sans même savoir pourquoi ». J’ai souvent froid. Je ne suis pas frileuse, à la base. Mais j’ai froid, de l’intérieur. Alors le froid de l’extérieur me fait peur. Je m’enroule dans mes couettes, mes duvets, mes plaids. Mon pull doudou, aussi. Quand j’ai besoin de sentir quelque chose autour de moi, d’être entourée, de me prendre dans mes bras.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas malheureuse. Je vis tellement de choses magnifiques, je suis entourée de personnes exceptionnelles, que j’aime profondément, avec qui je vis des expériences que je n’oublierai jamais, et je ressens un bonheur que je ne peux mesurer. Mais mon horloge s’est détraquée. Je passe de joie intense à tristesse dévorante, d’une chaleur rassurante au froid piquant de mes colères… En l’espace d’une seconde. Le terrible balancier est lancé, immuable, régulier, sans appel.

Je me suis détraquée, je suis sortie du cadre, j’ai poussé les frontières, détruit les digues, expérimenté. Laissée dépasser, sans doute, aussi.

Enfant, j’ai fait un rêve. Je tombais, dans un trou sans fond, immense, avec des sortes de balcons sans balustrade sur tous les côtés, emplis des gens que j’aimais. Ils me tendaient la main, et lorsque je les atteignais presque, la retiraient en souriant. Une image me traverse souvent en ce moment: celle d’un trou, profond, avec un escalier tout autour, comme dans Le Labyrinthe de Pan. J’ai l’impression d’être tombée dans ce trou, et de devoir remonter les marches, une à une, malgré les blessures de ma chute. Je sens chaque pas, lorsque je marche dans la rue, je sens chaque pas meurtrir mon corps un peu plus. Mais j’entrevois la lumière, et je sais que chacun de ces pas qui m’en approche me permettra de guérir. Alors je marche encore, je mets un pied devant l’autre. Il n’y a personne dans ce trou, cette fois il n’y a personne, mais je sais pertinemment que tous à la surface guettent mon retour.

Et j’ai monté quelques marches. Il en reste sans doute beaucoup encore, comme souvent la chute est bien plus rapide que la remontée. J’ai vécu, vie personnelle mise à part, un premier semestre proprement effrayant. Peu à peu l’idée à germée dans mon esprit: dépression. Le mot peut faire peur, mais il reste plus rassurant que l’incertitude et la simple idée d’être en train de devenir folle. L’autre jour, j’ai mis un mot sur une sensation désagréable que j’ai ressenti au premier semestre, en tombant sur un article. Je l’ai fait lire à une très bonne amie, sans doute la seule qui dans mon entourage proche puisse me comprendre sur divers plans, à la fois personnel puisque nous avons des traits communs et qu’elle peut faire preuve d’une empathie peu commune (à savoir une empathie enrichie par des capacités intellectuelles permettant une bien meilleure compréhension), et professionnel puisqu’elle a le bon goût d’être psychologue. Elle a eu un seul commentaire, avec une bienveillance qui lui est propre, et qui va toujours droit au cœur: « Je ne pense pas que ce soit dû à un manque de magnésium… ». Je le sais, au fond, et je l’accepte, peu à peu. Et peu à peu, je suis sûre de trouver la force et le courage, la « bonne étoile » qui m’a toujours suivie, pour remonter ces foutues marches, et me sentir moins essoufflée.

Pour conclure, cette même amie m’a envoyée une citation, dont je laisse tomber une partie par ici: « […] et la seule question que nous nous posons, c’est de savoir pourquoi l’on doit commencer par tomber malade pour avoir accès à une telle vérité. » (Freud)

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Notes aux lecteurs éventuels: c’est un texte très personnel, propre à mes délires de prose, c’est-à-dire à ces moments où j’ai besoin d’écrire pour canaliser. Cela n’appelle pas de réaction, et encore moins d’inquiétude: je vais bien, ne t’en fais pas. J’aime cette idée, de poser un article là, comme une gouttelette tomberait dans un océan d’articles, et pages en tout genre. (Hé, dis, regarde, c’est mon pull-doudou en haut, celui qui me tient chaud au cœur). 

#30 – De l’anonymat de l’internet, et du nouveau.

It’s been a while comme on dit. Comme souvent, comme toujours (trêve d’excuses dans le vent, et de promesses consensuelles).

Pas écrit depuis cet été, parce que pas le temps, pas d’idées, pas de sujet. J’ai vécu, beaucoup, depuis, beaucoup de choses chouettes et moins chouettes (un deuxième article, de la série « Dans ma vie » suivra, pour raconter tout ça (et pourquoi ? Qu’en sais-je ?).

Thème du jour: réflexions autour du blog comme objet conceptuel – mmmh, c’est à pleurer d’emphase, excusez-moi, le vocabulaire de l’IEP me contamine jour après jour (vaste sujet, l’IEP, si ça vous tente).

Donc, exposons les choses simplement (puisque non clairement). J’ai créé ce blog il y a quelques années déjà, au lycée quand j’avais largement le temps d’écrire, et de m’amuser sur tous les réseaux que le développement d’un blog implique. Ça n’y paraît peut-être pas assez, mais j’adore bloguer, j’adore écrire, j’adore mettre en page, et j’adore la gestion de tout ce qui est lié au blog. Depuis, une année de prépa, et un an et demi d’IEP sont passés par là, rendant mon blog relativement orphelin, ou du moins saisonnier puisque j’y reviens l’été.

J’ai parlé de mon blog à peu de mon entourage. Mes amies les plus proches l’ont aperçu, sans doute, une fois, par hasard. Une amie qui s’est lancée sur WordPress par la suite le connaît bien, et j’ai rencontré une super demoiselle dont je vous ai déjà parlé (Sophie) via wordpress aussi. Donc, venons-en au but, je voyage en anonyme sur ce qu’on appelle (pompeusement aussi d’ailleurs) la blogosphère. Dans ce que j’appelle, moins pompeusement, mon dépotoire à idées: mon blog.

Ana (moi) with love (avec amour, parce que j’écris, je m’écris, je vous écris, avec amour). Nom largement utilisé chez les pro-ana par ailleurs, mais c’est un hasard – malheureux.

Et cet anonymat me conviens. Je parle beaucoup, et souvent, comme on dit « je dis de la merde », mais le virtuel permet ça. J’écris mes trucs dans mon coin, sans trop craindre le jugement puisque le public virtuel que je n’intéresse pas ne me lis pas: problem solved.

MAIS. Mais j’ai parlé, ou montré, je ne m’en souviens plus, de mon blog à un ami. Et il s’en souvient, il me l’a dit, et je me suis braquée (NDLR: hors virtuel, à savoir en réalité, je suis casse-couille, voire invivable, en un mot chiante – mais bon, j’en ai conscience donc ça va). Ça m’a gavé, j’ai désactivé mon blog quelques heures… Et puis merde, c’est mon espace ! Mon blog, mes articles, mon bordel: je réactive !

Mais en même temps, je me sens moins libre. Puisque quelqu’un que je connais réellement, dont le jugement m’importe réellement, peut réellement me lire.

Irruption de la réalité dans mon espace virtuel. Avec les enjeux propres de la réalité: quelle image je donne de moi à travers mon comportement de tous les jours devenant quelle image je donne de moi par ces articles que j’écris sans y penser ?

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Trêve de questions sans réponses: des nouvelles !

Comme vous le verrez dans mon article « Update: dans ma vie », je pars en Irlande pour un an en Septembre ! Cork, me voilà. Et pour fêter ça, puisque j’ai conscience de l’impatience qu’a l’humanité de lire mes aventures irlandaises (*ironie*), je suis en train de créer un blog de mobilité (qui commencera réellement en Septembre):

~ Irish Ana ~

Je n’ai pas de projet concret pour ce nouveau blog, mais don’t worry, je garde mon premier bébé (oui oui, ce blog, enfant délaissé), et je ne désespère pas d’y écrire régulièrement un jour !

 

à la prochaine !

 

 

 

#28 – Dépensière !

Coucou mes petits choux !

Je reviens maintenant vous parler des mes derniers achats: j’ai fait un petit tour chez Gifi, et j’ai trouvé quelques articles sympas à vous montrer.

Une vue d’ensemble pour commencer:

20150819_1815161) « Grandes Affaires Politiques & d’Espionnage »: quatre petits livres sur les affaires Dreyfus, mata Hari, Staviski et Panama. Une manière intéressante d’aborder l’histoire et d’approfondir sa culture gé ! (4€).

2) « Le Yoga sans effort »: j’ai donc, entre autres, envie de me mettre au yoga. Mais je n’y connais rien, et j’aimerai pouvoir instaurer une petite routine tranquille, ces fiches me paraissent un bon compromis. Je vous en donnerai des nouvelles ! (4€).

3) Un casque ! Y en a marre de ces écouteurs qui meurent au bout de 10 jours. Et je compte me mettre sérieusement au sport comme je vous l’ai dit, donc ça va me permettre de m’isoler un peu. Je vous donnerai des nouvelles de la qualité, mais en attendant, c’est un petit prix (10€).

4) Un carnet: j’adooore les carnets. Une vraie folie. (4€)

5) Trois rouleaux de masking tape: j’aime bien, ça met un peu de couleur dans l’appart ! Je ne sais pas s’il colle bien par contre…. (3€ les 3).

6) Un adaptateur USB pour l’allume-cigare de ma voiture: en vrai baroudeuse, je campe souvent dans ma voiture. Et le seule problème que cela me pose, c’est la pauvre batterie de mon smartphone qui dure à peine une journée. ça ne charge pas vite, 1/10e de la batterie en 20 minutes, je dirais, mais ça dépanne. (6€)

7) Deux vernis à ongles, pour me chouchouter cet hiver, je vous les montrerai de plus près ! (2€ l’unité)

8) Des limes à ongles: trois grandes limes à l’origine, deux à pois et une verte, mais j’en ai donné deux à ma mère, et une lime « 4 étapes », j’adore vraiment ce type de limes, je trouve que ça renforce vraiment les ongles. (2 ou 3€)

Voilà ! Bon, il est vrai qu’à coup de quelques euros ça monte assez vite, mais je suis contente de mes achats !

Bisous bisous,

Ana, With love.

#25 – Sensibiliser, essayer du moins.

Bonjour ♥

Je vais vous parler aujourd’hui d’une expérience peu joyeuse, qui m’a un peu laissé « au fond du trou » quelques jours, et m’a renvoyé à une réalité douloureuse.

Je travaille dans un espace public. J’accueille du public. Des gens gentils, des gens moins gentils, des gens marrants, des gens pressés, des gens heureux, des gens fatigués, des gens intéressés, des gens désabusés… Une femme battue.

Une femme donc, est entrée. Nous étions là, elle avait besoin d’aide, nous sommes le premier lieu qu’elle a vu, elle est entrée. Elle avait peur. Son conjoint était dehors, la cherchait, elle voulait fuir: il l’avait battue la veille. C’était une jolie jeune femme, de ces groupes de gens un peu roots, blonde, 25 ans, je ne sais pas exactement. Le visage tuméfié par les coups d’un homme qui disait l’aimer. L’alcool, d’après ce que j’ai compris.

Je pourrais écrire des centaines de lignes, mais vous ne les liriez pas. Alors je vais résumer: elle voulait partir, je lui ai expliqué, les bus, les trains, le plan de la ville, tout ça. Mais il est entrée à son tour, l’a embobinée, et a réussi à la ramener avec lui. Me laissant une boule de rage, de douleur, d’impuissance, brûlante au creux de l’estomac.

Je connais, dans mon entourage, ce genre de cas. Femmes battues, hommes battus (ne les oublions pas, et cessons de les culpabiliser), homme qui bat. Et là, j’assistai impuissance au retour d’une femme vers l’homme qui la frappait. Cette fille, elle n’est pas plus bête, plus naïve, plus maso que vous ou moi. Elle l’aime, et elle est prise dans un cercle vicieux dont il est difficile de s’échapper. Je ressasse depuis « Mais qu’est-ce que j’aurais pu faire ? », et c’est frustrant, mais j’en parle aujourd’hui pour demander « que peut-on faire ? ».

Sensibiliser. En parler. Expliquer. Présenter. Témoigner. Et tendre la main, sans jugement, à ceux qui en ont besoin.

Expliquez aux gens qui vous entourent qu’on ne lève jamais la main sur la personne que l’on aime, et qu’on n’accepte pas que l’autre lève la main sur nous. Que même s’il y a de l’amour, qu’il y a aussi du danger. Que des gens meurent. Et que dire « Reviens, je suis désolé(e), je t’aime, je vais changer » à la personne que l’on blesse, ce n’est que la condamner. Laissez cette personne partir, acceptez-le, et dites-lui qu’un jour, quand vous aurez changé vraiment, peut-être que vous vous autoriserez à la contacter à nouveau, mais qu’en attendant, elle n’est pas là pour essuyer les plâtres.

Quelques jours durant, cette histoire m’a rendue malade. J’aurais pu réagir de manière différente, j’aurais pu faire changer les choses, mais j’ai échoué. Ce n’est pas de ma faute, je le sais, mais ça me fait réfléchir, et j’espère qu’en vous en parlant je vous fait un peur réfléchir. Une personne à qui j’en parlais a été jusqu’à me dire « C’est bien fait pour sa gueule, elle n’a qu’à s’en aller ». Je vous en prie, ne pensez jamais comme ça, et ne laissez personne parler comme ça: tendez la main, sans les juger, aux gens qui demandent à être aidés.

N’hésitez pas à me faire part de vos propres expériences, mais aussi de vos interrogations, ou avis sur le question de la violence conjugale (qui rappelons-le s’exerce envers les femmes, mais aussi envers les hommes).

(à bientôt pour un sujet un peu plus joyeux !)

From Ana,

With love.

#24 – Deux en Un !

Coucou !

Me re-voici, presque régulière, avec mon défi à 4000 pages le mois… En deux mois. Je travaille, donc j’admets n’avoir que peu le temps de lire, je cours, avec plaisir, heureusement, de droite à gauche. D’ailleurs, en Juin, j’étais en Italie (pour le boulot) !

20150608_193744                                  Promis, si je n’ai pas eu le temps de lire, c’est pas seulement à cause de la vue !

Donc, ces mois-ci, j’ai lu:

– La Peste, d’Albert Camus (280 pages): une déception. J’avais beaucoup aimé l’Etranger, je trouve celui-ci moins agréable, j’ai mis du temps avant d’en venir à bout.

– Tribulations d’une jeune divorcée, d’Agnès Abécassis (340 pages): une lecture d’été, typiquement, simple, rapide, pas prise de tête. Pas spécialement remarquable, de manière générale, pour ce type de roman.

– Le Cahier volé, de Régine Deforges (225 pages): très agréable à lire, j’ai beaucoup aimé cette sorte d’auto-fiction, et l’histoire m’intéresse beaucoup, avec la question de la rumeur, parce que ce que le personnage principal vit, à cause des rumeurs qui courent à son sujet, je l’ai un peu vécu plus jeune.

– La Bicyclette bleue 1 (475 pages), 3 (480 pages) et 4 (350 pages), de Régine Deforges: il me manque le tome 2, et j’en ai deux ou trois de la suite, mais j’aime beaucoup, surtout le 1 et 3 pour l’instant. C’est une fresque historique, on suit les aventures de la jeune Léa à partir de 1939, son engagement dans la Résistance, ses amours, la Libération… C’est passionnant, très prenant, j’ai beaucoup aimé.

– Lola et autres, Régine Deforges (220 pages): recueil de nouvelles érotiques de la même auteure, j’aime moins. Le format, très court, des histoires les rend peu développées. Après, j’admets ne pas être spécialiste du type, mais je la préfèrerais sans doute dans un roman érotique, qui lui permettrait de développer davantage le décor qu’elle sait si bien planter d’autre part.

2370 pages, si je ne m’abuse, et en deux mois. On reste bien loin des 4000 pages, mais au fond, elles ne sont qu’un prétexte pour vous parler de mes lectures 😉

A très vite, promis !

Ana ~

#23 – Le retour, à 650 pages !

Bonjour à tous et à toutes !

J’ai enfin fini mon année scolaire, et l’ai validée, je passe donc en deuxième année. Champagne ! Bon, comme vous le savez, avec tout ça, j’ai pas eu le temps d’écrire. C’est comme ça, je n’arrête pas. Sur les 4 mois de vacances que j’ai, je bosse trois mois et demi, et les deux semaines restantes sont divisées (là, fin mai, et fin Juin). Bref ! Je n’ai pas eu le temps de lire cette année non plus (j’ai lu L’Assommoir de Zola – obligatoire, cours d’histoire – et Jean de la Florette de Pagnol, et depuis Octobre je n’avais strictement rien lu).

Mais ça ne peut pas durer indéfiniment, et je reprends du service, avec un mois mitigé, puisque je n’ai lu que 650 pages.

20150512_154423(Et +1 pour mon superbe marque-page, à savoir une carte de ma copine Camille).

J’ai donc lu… (Tadaaaam).

Terre des Hommes de Saint-Exupéry. Il faut savoir que Le Petit Prince est mon livre préféré, mais que je n’avais jamais rien lu d’autre de cet auteur. J’admets que je suis plutôt déçue, malgré un certain nombre de citations à relever.

Exemple: << Je m’adosse contre une fontaine et regarde les jeunes filles. À deux pas de leur grâce, je sens mieux encore le mystère humain. Dans un monde où la vie rejoint si bien la vie, où les fleurs dans le lit même du vent se mêlent aux fleurs, où le cygne connaît tous les cygnes, les hommes seuls bâtissent leur solitude.>>

C’est délicieux. Beaucoup d’extraits le sont, mais le livre ne m’a pas séduite.

Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Là, c’est super. L’été dernier, vous vous souvenez peut-être de la fois où j’ai regardé le dessin animé pour la première fois ? J’ai adoré pouvoir connaître ainsi le texte original, qui est très différents, l’histoire diffère, les personnages sont plus profonds, la fin est plus tragique, les liens sont plus complexes. C’est vraiment bien à lire, si on accepte de sauter tous les passages descriptifs ou historiques !

Voici pour mon (petit) retour sur la blogosphère, j’espère pouvoir être bien plus assidue cet été que cette année !

A très vite, vous m’avez manqué !

Ana, With Love.